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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 20:07

Tout d'abord, je suis désolé de ne pas vous présenter les photos dans l'ordre du récit. J'ai loupé mon coup et je n'ai pas le courage de recommencer ce travail long et fastidieux. J'aimerai glisser quelques séquences videos mais ça n'a pas l'air évident.

 

Ensuite, je voudrais remercier Stéphanie. Elle est en Suisse. Je ne la connais pas. Mais par internet, nous avons discuté. Elle m'a donné des idées, des contacts (bien rassurant tout de même quand l'on va dans un endroit inconnu, même habitué à cette aventure), des conseils judicieux. Elle est belle, dans ses idees, et ses efforts pour aider ses amis Ougandais me touchent. Elle a un visage superbe, rayonnant. Elle a enseigné là-bas. Elle a adopté je crois un petite Rwandaise. Nous avons en France fort peu d'informations sur ces pays ex anglo-saxons. Grace à Steph., j'en ai su un peu plus. Je ne l'oublie pas.  

 

Un très beau et bon voyage dont je vais vous narrer le parcours détaillé. Je tenterai d'en faire un résumé de coût à la fin.

 

L'idée principale qui me trottait dans la tête depuis deux ans était d'approcher les gorilles dans leur habitat. J'aime de plus en plus le ressenti de la pleine nature. Les gorilles de plaine sont encore présents au Congo mais ce pays est dangeureux. Les gorilles de montagnes sont plus localisés sur des pays dont certains sont en voie de redressement (Rwanda, Ouganda) et Congo.

Il y aurait actuellement environ 800 gorilles de montagne en vie dont 400 en Ouganda. Braconnage, déforestation, maladies humaines (grippe) sont les principaux ennemis de ces animaux pacifiques. L'Ouganda mise visiblement sur cette ressource écologique pour son développement et oeuvre pour la protection de ces animaux. Tant mieux. Si vous le pouvez, allez les voir,  cela coûte un peu d'argent mais c'est la seule façon de les sauvegarder. Le treck est difficile mais vous en serez récompensé bien largement. Et le pays est superbe et encore accessible. Sous réserve d'approfondissement de la question, il semble que les chimpanzés soient plus proches de nous génétiquement que le gorille. Néanmoins ils ont de nombreux gênes communs avec nous et bien ententendu avec leurs congénères simiesques.

 

Le 7 janvier

l'A380 décolle de Paris pour faire escale à Dubai où je prends un A740-500 (c'est nettement plus petit)  qui  me déposera à Entebbe le 8 janvier.  Première impression à l'atterrissage...le pays est VERT. La piste commence au bord du lac Victoria et se termine de l'autre côté de la péninsule, sur le lac. Formalités relativement rapides. J'ai pris le visa sur place (50€ à Paris, 40 sur place). Dans l'avion, j'ai rencontré Emeline. Elle se rend direnctement à Kampala et prends un taxi pour cela. Elle me déposera au backpackers d'Entebbe qui se trouve sur la route. Je reverrai Emeline plus tard à Fort-Portal.

 

 Mardi 8 janvier

Backpackers d'Entebbe, calme, bon marché, douche chaude, bière fraîche. Entebbe est un ville étendue, grandes routes, et j'éprouve la même impression qu'à Bangui à l'arrivée. Tu pars pour faire un tour  en ville et tu te retrouves à marcher des kilomètres. Les gens sont sympathiques. Je souhaitais voir le jardin botanique mais j'y arrive une heure avant la fermeture et le temps devient vraiment menaçant. Je remets donc cette visite à plus tard (en fait à mon retour). A 19h à au bckp. une fille débarque vers 19h et vient discuter avec moi. Pas de succès avec moi ce soir. Je suis fatigué et elle me fatigue d'autant plus qu'elle a un portable sur les genoux. La nuit tombe et je vais dormir.

 

Mercredi 9 janvier ,

Bien dormi mais réveillé par la pluie, d'abord de grosses gouttes qui me poussent tout de même à ranger duvet, vêtements, bref,  faire le sac. Bonne idée, car cela tombe de plus en plus fort et de plus en plus violemment. Bon test d' imperméabilité pour la tente. Ma connaissance des déluges africains m'a alerté. Je me réfugie dans le dur, à l'accueil. Et celà n'arrête pas. Je me décide à aller aux îles Ssese en espérant y trouver meilleur temps. Le ferry part à 15h. J'y serai largement à temps et la pluie s'arrêtera vers 14h30. Le voyage dure trois heures. Le soleil est là. Vu un aigle pêcheur et des jacynthes d'eau dérivant, sur lesquelles se posent des oiseaux qui, de loin, semblent marcher sur l'eau comme le christ. Il n'empêche qu'il s'agit d'une vraie pollution contre laquelle des actions sont fermement entreprises. Je me rendrai au Ssese Island beach hôtel, à pied par la plage. Très bon accueil. Je négocie la tente à 10K schilling et finalement, pour le même prix, on me proposera une chambre en dur avec salle de bain. Formidable. Cela me permettra de faire sécher la tente. Le soir, je m'offre un barbecue avec l'ensemble des présents...jeunes couples fraîchement mariés, asiatiques en affaires etc...un grand feu illumine la plage. Je me sens bien ici et j'y dormirais très bien.

 

 Jeudi 10 janvier

En effet, le lendemain, je me lève à 10h. Ma décision est rapidement prise de grimper la colline en prenant la route de Klambala, un grand bourg situé en haut, pas très loin, mais la pente est raide. Trois chiens m'accompagnent et me suivront durant tout mon séjour sur ces îles. Arrivé à Kalambala, je suis interpellé par le séminariste de l'église locale, qui cultive son jardin, et voudra me présenter sa femme, ses enfants, et m'offrira thé et gâteaux. Cela tombe bien car je n'avais pas déjeuné et la marche m'a ouvert l'appêtit. Je devrai élever la voix avec mes chiens qui s'amusent à courser les enfants. Ils se calmeront finalement et attendront bien sagement couchés devant la porte que je reprenne mon chemin après une demi-heure environ. Mon séminariste m'accompagnera un moment. Nous irons au marché où jacheterai quelques kilos de pommes de terre pour sa famille. Mon idée première était de redescendre l'autre côté de la colline mais les chiens me semblent fatigués. J'écourte donc la marche et retourne à la maison par un autre chemin à flanc de coteau. Les chiens partent en chasse contre les singes mais réussiront juste à m'attraper une espèce de gros lézard (photo) J'essaye la carte sim MTV achetée au village mais elle ne marchera pas. Le téléphone est simlocké et à Kampala, je déciderai de laisser ainsi. Je ne peux donc pas appeller qui que ce soit, mais en ai je vraiment besoin? Je ne crois pas. En fin de compte, je n'aurai pas fait assez d'effort physique aujourd'hui. A l'heure où j'écris ces lignes, le ferry vient d'arriver. Il est donc 17h passées. Je bouquine en sirotant un whisky au bord de la plage. Fanny m'avait parlé d'un certain Thomson que j'ai rencontré par hasard en montant sur Kalambala.

 

 Vendredi 11 janvier

Belle journée mais il a du pleuvoir la nuit dernière. Je reprends ma marche d'hier, bien décidé cette fois-ci à aller jusqu'au bout.

En passant par le raccourci je rencontre un groupe de singes, pelage clair, face noire. Arrivé à Kalambala, je prends la route qui se rend au village de pêcheurs de Maawa. La descente est raide. Arrivant vers le village, je découvre des plantations de datiers, bananiers, jardins potagers attenant aux maisons en bois, bien tenues, avec un toit de tôle. Dans ce village je ferai la connaissance d'un belge qui vit là dans une agréable maison en face d'un grand jardin bordant le lac avec huit jeunes filles ayant subi violences sexuelles ou/et psychiques. Le but de l'association dont il fait parti étant de leur offrir calme et sérénité pour se reconstruire. J'avoue que sa situation me paraît tout à fait enviable. De retour à Kalambala après une marche en plein cagnard, je m'arrêterai avec plaisir dans un pub local (en Afrique de l'ouest on appellerait ce bar un maki) pour boire une 'Nile' bien fraîche et manger un beef and chips au restaurant.

De retour au Ssese beach hôtel je passerai un bon et long moment avec Lydia.  

 

Samedi 12 janvier

Lever tôt ce mati, 7h00 afin de boucler le sac et prendre le ferry de retour: départ 8h00. Pas d'attente. Je m'installe dans la cabine et commande thé et chappati, le tout pour 1300ush (0,50). Sur le trajet on traverse tout d'un coup un nuage de miniscules mouches, s'élevant du lac. Objet du voyage, me rendre au backpackers de Kampala. Aucun problème pour trouver un matatu direction la capitale. Arrivé au dépot, au centre de la ville, je prendrai un bodaboda pour me rendre au camping situé sur une colline, dans un endroit calme. Un singe se balade dans les arbres voisins. Accueil moyen, pas d'internet, mais possibilité de planter la tente, laver son linge, pendre des douches chaudes. Deux tentes seulement sur le terrain. La mienne et celle d'un allemande qui se rend dans les Rwenzori. Une fois installé, suis descendu de la colline puis remonté Natété road. J'y ai trouvé un marché de taille moyenne, où j'achèterai avocat, ananas, céréales (dans un supermarché) pour le petit déjeuner.

A 20h31, je vais me coucher, n'aimant pas trop la musique qu'ils passent au bar.

 

Dimanche 13 janvier

Bonne nuit, lever 9h. Il fait beau, le soleil tape. Après le thé, me voila parti vers Lubiri, une colline pas très loin de Mengo. On doit y trouver un palais royal, sans grand intérêt si ce n'est la vue donnant en contrebas sur le lac du Kabaka Mw mais jeenga, qui a été fait creuser pour le plaisir du roi du Kabaka. On trouve comme cela en Ouganda, divers palais, toutjours habités par les anciens rois du pays, lorsqu'ils ne sont pas j'imagine dans leurs demeures londoniennes. Je dis peut être des bêtises.

Néanmoins, au début de cette balade, il se met à pleuvoir, suffisement fort pour que je me pose la question de rentrer au camping mettre mon sac à l'abri (expérience Entebbe). Cela finira tout de même une demi-heure plus tard et je me demanderai dans quel état j'allais retrouver la tente et son intérieur. Finalement, tout sera ok.  Je ferai le tour du lac et me dirigerai vers la mosquée Khadaffi, financée par ce dernier, où je serai invité à un festin (40eme jour après le deuil d'une personne). Je déjeune donc copieusement. Après ce repas imprévu, déambulation dans le vieux Kampala: Le vieux fort n'existe plus mais on peut en voir quelques murs. Bain de foule dans Kampala et retour à pied au backpacker's en m'arrêtant pour boire deux bières au café du Lyon's Motel. Les serveuses sont grasses à souhait (pour ceux qui aiment) et terriblement sympathiques.

 

Lundi 14 janvier.

Suis allé ce matin en un endroit situé sur le lac Victoria. Deux villages de pêcheurs à une dizaine de kimomètres de Kampala, accessibles en matatu. Arrêt en premier lieu à Munyono, village plus tranquille que le suivant et je fais du stop pour me rendre au suivant, Ggaba. Je serai pris en stop par Lydia, qui se rendait au travail à Kampala, et fera demi-tour pour me déposer à Ggaba après m'avoir fait visiter sa maison, qu'elle souhaite vendre. Très belle maison avec vue sur le lac. Une femme sympathique, qui me présentera ses enfants. Encore une rencontre imprévue, d'une personne bien, dont je ne pourrai que regretter le manque de temps qui nous permettra simplement de nous croiser.

Après le départ de Lydia, j'irai m'attabler à un restaurant local pour déguster un tilapia, juste pêché,  grillé,  servi très simplement avec oignons, tomates, gros sel. Un régal. Je quitterai Ggaba à 14h30, m'arrêterai de nouveau au Lyon's Motel où je pourrais goûter cette fois la bière purement locale, à base de je ne sais quoi. Cela mousse en surface et les convives aspirent cette mixture avec de longues pailles en bois/roseau? Je ne resterai pas longtemps. Rien ne vaut une bonne Nile. Je me coucherai tôt, satisfait de ma journée.

 

Mardi 15 janvier.

Lever 5h30, Le 4*4 de Gorilla Tours viendra me chercher à 6h15 comme prévu. J'aurai eu largement le temps de plier la tente, ranger le sac, boire un thé. J'étais d'ailleurs réveillé bien plus tôt. Un long voyage vers Kissoro, dans le sud-ouest nous attend, moi-même et mes compagnons de voyage, un Italien, un couple d'Islandais et deux amies Danoises. Environ 9 heures de route. Jusqu'à Mbarara, on avance bien. On s'arrêtera pour faire des photos au passage de l'équateur. Après, le trajet me semblera fort long jusqu'à Kabalé - nombreux tronçons en travaux. Après Kabale, belle route et paysages magnifiques...la suisse de l'Afrique. Cette région de Kigési présente collines, vallées, prairies verdoyantes où paîssent les vaches. Le 4*4 tombera en panne entre Kabale et Kissoro. Un autre nous récupèrera une demi-heure plus tard et nous arriverons au Rest Camp Hôtel vers 21h00. Le saviez vous, le Rest Camp est l'hôtel où Diane Fossey aimait à séjourner à Kissoro ....avant d'être assasinée par des braconniers. Nous y sommes attenus pour dîner - entrée et soupe servies, puis buffet salae,riz, haricots, poulet en sauce, et pour dessert un crumble aux fraises. On se couche aussitôt après car demain, lever 5h00.

 

Mercredi 16 janvier.

Lever, petit déjeuner copieux avec le groupe et départ pour la forêt de Bwindi avec le casse-croute (pour moi un ananas et un litre d'eau). Il fait encore nuit. Une heure trente de pistes pour se rendre en voiture au départ du treck. Tout le monde se sent bien, excité par cette journée, centrale pour mon voyage -tout c'est construit autour de ce treck. Le soleil vient dorer des bouts de montagne, des toits de maisons, de la verdure. Rdv tout d'abord au pc des rangers qui contrôlent les permis, affectent un groupe de personnes à un groupe de gorilles, expliquent comment se passe le treck etc.. C'est très bien organisé, pas trop long, bien expliqué, pas de stress. Ensuite chaque groupe se rend sur son point de départ. Les porteurs sont la. On peut décider d'en prendre ou non. Pour ma part, j'en prends un bien qu'estimant pouvoir m'en passer. J'avoue humblement que je ne le regretterai pas. Le début de marche est assez aisé mais en arrivant dans la jungle, domaine interdit à toute activité humaie, c'est autre chose. Pas de chemin autre que celui tracé à la serpe par notre ranger. A ce point, on est encore frais et reposé.  On rit, on jure, on transpire, on avance. Et tout d'un coup, le guide s'arrête, vous dit 'Ils sont la' vous demande de déposer vos sacs, de couper les flashs, de respecter la distance de 7m. Et vous suivez un autre guide et tout d'un coup, un Silver Back. Incroyable masse, tranquille, et sa famille, une femelle, deux petits qui feront des pitreries dans les branches. Le groupe Mishaya. Nous avons une heure pour profiter de ce moment unique. Ils se déplaceront de quelques dizaines de mètres. La femelle restera peu visibe, inquiète peut être mais les petits seront enjoués et pour finir, nous retournerons vers Silver Back, confiant, tranquillement assis au pied d'un arbre, tirant sur une lianne pour en détacher soigneusement les feuilles, d'un bout à l'autre de la tige, puis dépouillant l'écorce et enfin en dégustant le centre. Tout cela très posément, nous jetant un regard doux et interrogatif. Magnifique animal aux expressions tellement humaines. J'irai même jusqu'à qualifier ces expressions plus enfantines qu'humaines. Grande douceur, grande interrogation. Un animal dont il n'est certes pas étonnant que le braconnage ait été aussi ravageur. J'y ai bien pensé mais quoi, lui donner une jeune femme délicate dont il serait tombé amoureux. Non mieux vaut lui laisser sa tranquillité.  J'ai bien peur qu'il soit lui même le plus délicat et souffrant de l'histoire. Il m'appartient de tenir ce rôle, sauf que ce n'est pas du cinéma. L'heure allouée passe vite. On a du mal à les quitter mais il faut s'en retourner. Après s'être arrêtés vingt minutes pour déjeuner, on est beaucoup plus fatigués. On est en montagne. La canopée laisse peu passer le soleil ce qui rend le terrain difficile. Heureusement, la où vous glissez à tout instant, tombez dans un trou, voir faites un roulez-boulez comme cela est arrivé à certains, le porteur est là, solide dans ses bottes, pour vous tendre la main. Nous aurons marché 6h30/ 7h00 jusqu'au retour au point de départ. De nouveau une heure trente de voiture pour retour à l'hôtel. Primo, une bonne douche, secundo un dîner excellent...purée d'avocat, toasts, soupe, buffet encore meilleur que la veille, bananes frites en dessert. Excellente journée. Bonne nuit.

Demain lever 5h15...on gagne 15mn sur l'heure d'éveil de la veille.

 

Jeudi 17 janvier

Après petit déjeuner en groupe, départ pour moi vers Mbarara, pour les autres Kampala ou Entebbe. Mbarara étant sur la route, pas de souci pour me faire déposer dans cette ville où je trouverai facilement un boda-boda vers Bunyoni.  Arrivé à Rutinda, on se propose aussitôt de me conduire sur la rive d'en face pour 10000 ush. Je refuse, trop cher. D'ailleurs, il est précisé dans mon petit fûté qu'ils viennent vous transporter gratuitement. Un coup de fil au Jajama le confirmera. Juste en face de Rutinda, je peux donc planter la tente dans un jardin superbe, le lac en contrebas, un ponton pour se baigner. Il n'y a personne d'autre que moi. Le grand calme donc. L'après midi, je ne fais rien d'autre qu'écrire ma journée de la veille, le trajet de ce matin et mon installation ici. Le jardin est magnifiquement entretenu. Demain, si le temps le permet je me baignerai.

Le lac Bunyoni, est né d'une éruption volcanique il y a huit mille ans, ayant formé un barrage naturel à la rivière Ndego.

Son altitude est de 1840 mètres, sa superficie de 60 km2. Il serait le lac le plus profond d'Ouganda. Très découpé, on y trouve vingt-neuf îles. On peut s'y baigner. Pas d'hippos., pas de crocodiles, pas de bilharziose. On y pêche tilapias, claria du Mozambique (poisson chat) et écrevisses.

 

Vendredi 18 janvier

Une nuit complète. Sortie de tente à 8h00. Petit déjeuner copieux, complet, suffisant pour la journée. Thé, café, toasts, oeuf, bananes. La prise de douche chaude pose problème. Le système, par gravitation est ingénieux, le feu est bien allumé mais il y a une perte quelque part. Après une demi heure de recherches et tests entre lavabo, douche etc, un peu gêné, je préviens mes amis ougandais que peu importe, je prendrai une douche tiède. Lavage de linge. Maintenant, je suis sur le ponton au bord du lac. Ciel couvert mais je sens que le soleil n'est pas loin. Bain excellent. Je fais la moitié du chemin pour aller sur l'autre rive sans soucis. Aisé donc de traverser. Au retour je m'allonge sur le ponton de bois, bien chaud.

L'après-midi, j'escalade la colline. J'aimerai voir l'autre côté de la péninsule sur laquelle je me situe. Je grimpe et suis rejoint assez rapidement par Prize. Une jeune femme de vingt-deux ans. Nous marcherons ensemble environ 7km (ougandais à mon avis). Elle est souriante, heureuse de me faire découvrir son coin, de me montrer sa modeste maison, de me présenter son père, sa mère, ses deux frères et trois soeurs. Elle me montrera au loin l'isle de la punition - une femme enceinte, non mariée - y fut laissée à l'abandon par son frère et y mourut. Un très bon après-midi. Il n'y manquera que la nuit.

 

Samedi 19 janvier

Journée de route.

Je quitte Jajama panorama après le petit déjeuner (compris je précise dans la nuit 20000ush). Pour commencer le moteur de la pirogue tombe en panne au milieu du lac. Peu importe, quelques minutes plus tard, la pirogue à rame arrive. Un bodaboda est présent pour me transporter jusqu'à Mbarara où l'on me saute tout de suite dessus pour prendre la route de Fort-Portal. Peu de temps pour discuter le prix mais, après cinq heures de route, j'arriverai en ville - Fort Portal - juste avant la nuit. A partir de Rubisisi, on traverse le Quenn Elisabeth, passe le Kasizingu channel reliant les lacs Edouard et Georges, avec à l'ouest les monts de Rwenzori. J'aurai entrevu des antilopes broutant l'herbe, suffisament haute pour que je ne puisse voir clairement leur tête. Cultures de thé vers Busheny, de coton?? vers Kasese.

L'Exotic Lodge, hôtel de passage ou je me rends, porte bien son nom. Hôtel pour locaux, donc archi simple.  Pas de camping possible mais une chambre avec deux lits (12000ush), moustiquaires, douche froide (mais en fin de journée, les tuyaux sont chauds), et toilettes pas très engageantes  je l'avoue. Le soir, juste bu une bière et fait un tour dans un internet café avant d'aller me coucher.

 

Dimanche 20 janvier 

Lever à 8h, douche froide et thé bien chaud. La messe aussi est chaleureuse, en langue "Retorro". Chorale excellente et participation sans faille des présents, tous endimanchés. Superbe. En fin de cérémonie, certains apportent des offrandes. les gens n'ont pas d'argent: Il leur est sans doute plus aisé d'apporter un régime de bananes ou une biquette.

Je déjeunerai d'un chapati et d'une Guiness au Gardens Restaurant, endroit où l'on mange bien, à l'intérieur ou à l'extérieur à l'ombre et la fraîcheur de la Mpanga.

J'ai rendez-vous avec Emeline ce soir pour boire une bière. Elle m'expliquera ce qu'elle est venue faire en Ougada, dans le domaine de la protection des ressources naturelles. Travail avec les différents acteurs. Développement de projets éducatifs, susceptibles d'intéresser jusqu'aux hauts responsables du pays. Dommage, nous ne reprenons pas le même avion.

 

Lundi 21 janvier

Il est un lac 'Kynaginga lake', à 7km eviron sur la route de Kampala. On peut en faire le tour en longeant le bord du cratère. La baignade est possible (pas de bilharliose). Les bodaboda me demandant une somme jugée excessive, j'entame ma marche à pied jusqu'au moment où l'un d'eux acceptera la moitié du prix initial. Ne sachant ce qui m'attend au final, j'accepte. Cela me fera gagner du temps. Pour se rendre au lac, tourner à gauche à Rwahingba bridge sur la route de Kampala. Le tour du cratère me prend 1h30 environ. Je décide de rentrer à pied à Fort-Portal. Sur le chemin, de nombreux vélos se rendant en ville avec un chargement de bananes impressionnant - 80kg. Lorsque la pente est importante, 4 personnes sont nécessaires pour pousser ce chargement. Pour avoir aidé quelques uns de ces trvailleurs, je peux vous dire que je connais la difficulté de ce travail. Je serai récompensé de mes efforts par un BodaBoda qui, m'ayant vu aider ses compatriotes, me proposera de m'avancer un bout de chemin. J'accepte. Je continuerai à pied comme prévu et serai de retour en ville vers 16h. Je fais ma lessive, passe à l'internet café...pas de nouvelles excepté celles de Catherine - intervention française au Mali, succès de la manif contre la mariage homosexuel.

Je vais diner chez Ken's and ki, restaurant dont j'ai repéré la fréquentation locale, signe qui ne trompe pas. Effectivement, c'est bon et pas cher. Repas copieux de Matooké avec haricots en soupe. Plus une bière que je complèterai par une autre au Quenn's Africa.

 

Mardi 22 janvier

Je ne ferai pas grand-chose aujourd'hui. Lever 9h. Contrôle et assurance de mon moyen de transport pour me rendre à Entebbé car je reprends l'avion le 24. Je passe au marché pour le repas de midi..avocats, chapatis, oranges, bière.

La poste est ouverte. J'en profite pour envoyer des cartes postales qui arriveront plus d'un mois plus tard. 

Je déjeunerai finalement d'un boeuf riz au garden's restaurant au bord de la Mpanga.

 

Mercredi 23 janvier

Retour sans problème au backpacker's d'Entebbe après un voyage en bus confortable jusqu'à Kampala puis matatu jusqu'à Entebbe. Je retrouve sur le camping Heike, rencontrée à Kampala. Elle était partie pour un treck aux Rwenzori, qu'elle a du écourter mais elle est satisfaite.    

Jeudi 24 janvier

Visite du parc botanique que je n'avais pu voir en arrivant, pour cause de mauvais temps. Très beau jardin arboré, jack tree, differencia indico ( bel arbre produisant beaucoup de fruits non commestibles aux humains, ni aux animaux ???) et bien d'autres evidemment. Déjeuner avec Heike après quelques courses au marché..avocats, salade de tomates avec oignons, pastèque.

Après le départ de Heike, rebalade au marché pour mon dîner et arrêt au Jeremiah's bar pour une Nile. Bonne musique ..Stones, Goldmann..drôle d'effet.  

Vendredi 25 janvier

Le matin j'irai faire découvrir l'emplacement du marché à une jeune Danoise un peu à l'ouest.

Je me rends sans problème à l'aéroport sans problème après avoir réservé le matin un bodaboda qui sera pile-poil à l'heure au camping. Je quitte un beau pays. A Dubai, l'attente, toute la nuit, me semblera très longue avant de reprendre l'A380 vers CDG où j'arriverai samedi 26, sous la blancheur hivernale. Il a neigé et fait très froid cette semaine. J'arrive pour le redoux.

J'aurai en arrivant une bonne surprise, mes parents vont bien, une mauvaise dimanche, Maxime est de nouveau hospitalisé.

Ci dessous..le budget qui me semble réaliste et conforme à mes prévisions. Points chauds..vol + visa + activités  + malarone

 

Transport

Paris -> Cdg

9,5

 

vol

860

 

visa

40

 

Matatus Bodas-Bodas

18,96

 

Ferri îlses Seesa A/R

5,7

Logement

En tente ou hotel simple

45,52

 

Tente Decathlon

34,95

Alimentation

Repas

42,61

 

Boissons duty free a/r

33

 

 

54,08

Activites

Gorilla    3J/2N      

310

 

Permis treck

380

 

Sup. solo

60

Divers tips-simcard-souvenir

Cartes postales-timbres

18,79

 

Frais bancaires divers

45,73

Santé

Malarone

63,00

 

Spray antimoustique

5,99

 

Spray vêtements

5,99

TOTAL

Pour compter  les oublis

2033,82  

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Published by marc
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